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Unsa Education : “L’orientation doit relever d’un choix positif”

Unsa Education : “L’orientation doit relever d’un choix positif”

Contribution de l’Unsa Education à la 11e édition de la Journée du refus de l’échec scolaire.

Construire une orientation positive

Pour l’Unsa Education, l’orientation doit relever d’un choix positif. Elle ne peut pas être une sanction, une relégation ou une imposition par défaut. Accompagné par des professionnels formés, l’apprenant est acteur de seschoix, sur des territoires aux offres de formation diversifiées.

Avec un service public de conseil et d’information de proximité

Les particularités et les forces du service public d’information et d’orientation sont remises en cause. Lesconséquences des réformes en cours ne sont pas totalement pensées. La décentralisation des DRONISEP est actéesans qu’on ne sache quelle sera l’articulation avec l’ONISEP qui dépend largement de ses délégations régionales pour construire les outils d’information au public. L’information à l’orientation est confiée aux Régions, entérinant une séparation artificielle entre information et conseil en orientation alors que les deux activités sont très liées. Les CIOactuels sont amenés à disparaitre sans que ne soit anticipée l’articulation entre psychologues de l’éducation nationale –EDO (Education-Développement-Conseil en orientation scolaire et professionnelle) et les personnels régionaux qui interviendront. Les personnels administratifs sont également oubliés, sans information pour leur avenir professionnel. L’Unsa Education demande que l’offre d’information et de conseil en orientation restepertinente et disponible au plus grand nombre des jeunes (éducation nationale, enseignement agricole) et de leurs familles mais également dans le cadre de la formation tout au long de la vie.

Pour favoriser la réussite dans l’enseignement supérieur

Les défis du 21ème siècle nous montrent combien l’élévation du niveau de qualification et cela tout au long de la vie, doit être au cœur du projet de société et des politiques publiques. La démocratisation de l’enseignement supérieuren est un levier essentiel. Cette ambition doit être offerte à chaque jeune. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. C’est pourquoi, il faut d’urgence mettre fin à l’hypocrisie qui consiste, d’un côté à recruter des étudiants répondants déjàaux attentes d’études longues dans des formations sélectives courtes, et de l’autre à conduire à l’échec et audécrochage tous ceux dont le parcours scolaire et les compétences acquises antérieurement ne permettent pas directement la réussite en premier cycle général universitaire. Aussi l’Unsa Education attend de la loi ORE qu’ellepermette réellement à chaque bachelier, qui souhaite poursuivre des études supérieures, la construction d’un parcours personnalisé. Il doit s’appuyer sur la généralisation de l’affichage des attendus dans toutes les filières, etlaisser le temps aux personnels de ces filières de les énoncer, de les formaliser, dans un dialogue avec les acteurs éducatifs des lycées. Préciser ces attendus des formations post-bac, devrait permettre la mise en œuvre d’uneorientation mieux maîtrisée et plus active, en aidant notamment le lycéen à choisir les enseignements et options quicontribueront à sa réussite dans l’enseignement supérieur. L’Unsa Education soutient également un accès plus largedes bacs professionnels en STS et des bacs technologiques en IUT. Pour ne pas les priver d’une éventuelle poursuite d’études supérieures, les passerelles vers les licences existantes, peuvent être élargies. Il nous parait essentiel de pouvoir construire avec chaque jeune un projet individuel en l’accompagnant sur tous les temps du parcoursd’orientation y compris en permettant à certains un aménagement de la première année universitaire.




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