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Trois questions à Audrey Rigaud, marraine du projet Apprentis Volontaires

Trois questions à Audrey Rigaud, marraine du projet Apprentis Volontaires

Responsable de la RSE, en charge de projets d’innovations sociales pour The Adecco Group (dont le siège France se trouve à Villeurbanne), Audrey Rigaud a accepté de devenir la marraine du projet Apprentis volontaires de l’Afev, dans la mesure où, à titre personnel comme professionnel, elle considère une telle action comme indispensable pour permettre aux jeunes de trouver plus tard leur place sur le marché du travail.

Comment vous-même et le groupe Adecco avez-vous eu connaissance des activités de l’Afev en direction de l’apprentissage ?

Engagée par ailleurs dans des activités associatives en dehors de mon travail – au sein de la Jeune Chambre Economique Française (JCEF), je connaissais l’Afev, son action et le professionnalisme de ses équipes. J’ai donc décidé de les soutenir dans le cadre d’un appel à projets lancé le 5 avril 2018 par la Fondation du groupe Adecco, sur le sujet « Quelles compétences pour l’emploi de demain ? » Il s’agissait pour cette dernière de pouvoir identifier l’ensemble des acteurs associatifs qui préparent les jeunes comme les moins jeunes à aborder la flexibilité qui sera attendue demain, ainsi qu’à acquérir les savoir-être nécessaires pour favoriser l’adaptabilité en toute circonstance. Le groupe dispose d’ailleurs d’une école de formation à l’alternance hors les murs, ce qui nous permet d’avoir un engagement important aux côtés de l’Afev.

Qu’est-ce que vous-même et le groupe Adecco pouvez apporter concrètement au projet ?

En tant que marraine, mon engagement était d’abord surtout moral – il s’agissait de valider la crédibilité du projet et sa pertinence pour être en lien avec les actions de la fondation. Le jury ayant décidé d’octroyer un financement à l’Afev, il s’agit maintenant pour moi d’accompagner cette dernière au déploiement du projet mais également de faire le lien plus largement entre l’association et le Groupe. A ce titre, je m’engage à faire le lien avec les directions ou services du groupe – très engagés sur la thématique de l’apprentissage – qui pourraient permettre de porter encore plus loin les ambitions, de sensibiliser nos clients, mais également l’interne, à promouvoir le dispositif. Nous disposons d’un réseau dense, important pour diffuser le projet en dehors du seul cadre régional (et des expérimentations menées jusqu’ici). De fait, Apprentis Volontaires fait écho à certaines de nos problématiques : il arrive que nos clients ne donnent pas suite à la candidature d’un jeune parce que le savoir-être ou la motivation ne sont pas au rendez-vous…

Qu’attendez-vous aujourd’hui de projets comme Apprentis Volontaires ?

Il manque souvent un sas pour accéder à l’emploi, que l’Afev propose désormais dans le cadre du Service civique. Ce qui est juste génial ! Concernant les métiers de demain, l’importance du savoir-être est amenée à augmenter dans le temps : nombre de ces métiers n’existent pas encore, chaque candidat doit bien prendre conscience de la nécessité de « se former en continu » pour se rendre plus adaptable demain. Dire aujourd’hui aux jeunes « A toi de montrer ta motivation, ça peut faire la différence même en face de quelqu’un de plus diplômé », c’est un beau symbole, quand même. De fait, les soft skills ou l’intelligence émotionnelle prennent de plus en plus de poids dans les décisions de recrutement – autant ne pas passer à côté ! Or, ces compétences peuvent et doivent aujourd’hui être développées aussi dans le cadre d’activités extra-professionnelles, comme les services civiques – mais il faut ensuite savoir les valoriser, en parler à un futur employeur. Ce qui nécessite, là encore, d’être accompagné.

Propos recueillis par François Perrin

 

Voir aussi Apprentis Volontaires : de Grenoble à Saint-Étienne… et au-delà !




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