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Témoignage de Benjamin, 36 ans et mentor chez Proxité, membre du Collectif Mentorat

Témoignage de Benjamin, 36 ans et mentor chez Proxité, membre du Collectif Mentorat

Benjamin, 36 ans, conseiller patrimonial à BNP-Paribas et mentor pour Proxité à Saint-Denis Basilique : « Comme Proxité, je crois au partage, à la diversité et aux encouragements. »

En matière d’accompagnement, Benjamin, 36 ans, pratique le grand écart : conseiller patrimonial chez BNP Paribas où il développe des portefeuilles de particuliers « haut de gamme », il est aussi mentor près de chez lui au sein de l’association Proxité à Saint-Denis (Seine Saint-Denis). « Chaque jeune possède les richesses qui lui permettront de trouver une place qui lui convienne, mais nous ne sommes pas tous égaux. Je crois à l’action locale, alors j’ai décidé d’aider des jeunes qui en expriment le besoin », raconte Benjamin, adepte du développement personnel et lui-même bénéficiaire du mentorat à des moments clés de son parcours.

« Le collégien que j’accompagne depuis un an et demi était en décrochage scolaire complet. Il ne comprenait pas ce qu’il faisait en classe, il s’épuisait à réviser des leçons sans avoir les outils pour le faire. Ses notes étaient désastreuses. Il perdait confiance et était introverti. » Le mentorat a fait son œuvre. Désormais, le collégien demande à faire des exercices de maths plus compliqués et il ne baisse plus les yeux lorsque le soir, son père vient le chercher.

« Il est important de montrer que le mentor n’est pas un enseignant. Au début de chaque séance, je demande à mon élève sur quoi il a précisément besoin de travailler et je l’aide à chercher des solutions lorsque les réponses sont difficiles à trouver. Il suffit d’être alerte et innovant pour susciter un effet de miroir, explique Benjamin. Je regarde les cours pris en classe, j’ouvre des livres et wikipedia… » Peu à peu, le mentoré identifie ses propres méthodes et reprend confiance.  Benjamin a maintenant sa propre vision du mentorat : tout se joue sur le relationnel et chacun reçoit. « Je pense souvent à cette fable de Jean de la Fontaine, qui rappelle qu’on a souvent besoin d’un plus petit que soi…»

 

#MoisduMentorat

 

Un témoignage recueilli par Sylvia Tabet




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