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Les Kaps se développent à Fontenay Sous-Bois !

Les Kaps se développent à Fontenay Sous-Bois !

Depuis un an Mathilde, Abdel et Valentin au quartier des Larris, Maria, Marie-Christine et Romain au quartier Bois Cadet, créent du lien social et sensibilisent les habitants aux enjeux du développement durable.

Les Assises de la Jeunesse de la ville de Fontenay-sous-Bois avaient mis en exergue les difficultés d’accès au logement des jeunes Fontenaisiens. Mises en place pour la rentrée 2018, ces colocations solidaires répondent à ce constat et représentent une forme de logement alternative pour les jeunes. Elles permettent le déploiement d’actions solidaires dans les quartiers tout en accompagnant ces jeunes vers l’autonomie.

Implantés dans des logements du parc social existant, deux appartements ont été consacrés à l’accueil des “Kapseurs”, grâce aux partenaires réunis autour de la Ville de Fontenay et de l’Afev : les propriétaires-gestionnaires Valophis et Batigère, la CAF, les bailleurs, etc.

Agés de 21 à 28 ans, étudiants pour la plupart, conformément aux valeurs de l’Afev, ces Kapseurs agissent au quotidien contre les inégalités à travers plusieurs actions :
– Du mentorat pour les jeunes du quartier à raison de 2h par semaine;
– L’organisation de fêtes de quartier et des Rencontres de la Jeunesse avec le SMJ – Service Municipal de la Jeunesse de Fontenay-sous-Bois – qui accompagne et soutient les jeunes engagés dans des projets de solidarité internationale;

– La participation à la transhumance de Fontenay-sous-Bois en avril, à la journée des cartables le 31 août sur le stand de l’AFEV, à la fête de l’antenne jeunesse du Bois Cadet en juillet;

-Un soutien actif au Conseil Citoyen via notamment, la création de sa page Facebook
– Une contribution à l’action d’Effet Cairn sur la récupération et la vente solidaire de fruits et légumes
– L’animation d’un jardin partagé et la fabrication de jardinières

-De l’aide pour la révision des étudiants en médiathèque

-La création de lien avec les habitants, commerçants, associations lors d’après-midis d’échanges

-L’organisation de la Journée du Refus de l’Echec Scolaire, rencontre annuelle initiée par l’Afev

Et bien d’autres choses encore !

 

Afin d’en savoir plus sur ces Kaps, nous avons souhaité interroger Valentin, 21 ans, étudiant en Master d’urbanisme et kapseur au quartier des Larris:

“Depuis octobre 2018, je suis Kapseur aux Larris. Je m’étais tourné vers Fontenay car même si je n’étais pas encore étudiant, cela n’avait pas constitué de frein, à l’époque. Aujourd’hui, je suis mentor de Tienam, élève en CM1, et participe aussi au Conseil Citoyen du quartier. Nous y faisons de la co-construction de projets avec les habitants dans le cadre de la politique de la ville ; avec par exemple de l’aide aux associations. Je participe donc aux réunions suite auxquelles nous avons déjà pu organiser plusieurs petits événements. D’autre part, le Conseil Citoyen monte actuellement un nouveau projet de jardin partagé avec lequel les Kaps seront associées.
Mathilde, une nouvelle colocataire “Kapseuse”, est arrivée en septembre et a rejoint ce Conseil où elle s’implique beaucoup dans ce projet de jardin partagé. Le fait que le Kaps soit implantées dans le quartier au milieu des habitants, et non en Résidence Universitaire, facilite les contacts et mon positionnement au Conseil Citoyen, puisque je suis aussi résident et membre associatif du quartier.

Plus personnellement, le mentorat est une expérience particulièrement marquante dans ma collaboration avec l’Afev, car je passe beaucoup de temps avec la famille de Tienam que j’accompagne, et qui est en situation délicate. Tienam a 2 sœurs qui se sont plus ou moins intégrées à nos séances de mentorat : nous allons souvent à la médiathèque et je partage des moments avec eux, ce qui est humainement très enrichissant. J’essaie de voir comment les faire progresser même s’il est parfois difficile de constater les évolutions. Je n’ai croisé qu’une fois l’instituteur de Tienam et il  semble que son comportement se soit amélioré à l’école (il n’avait pas particulièrement de problème d’apprentissage).

Si je devais finir sur ces mots, je dirais que le dispositif Kaps est gagnant/gagnant pour tout le monde : la ville, le bailleur, les colocataires, et les habitants. L’impact est faible pour le moment en matière de création de lien social car je ne sais pas si les habitants ont vraiment envie de créer du lien social. Chacun a déjà ses amis, sa famille… On essaie de travailler sur son développement, mais il faut faire preuve de patience car les choses sont parfois lentes à se mettre en place avec le Conseil Citoyen… J’espère rester encore 2 ans, le temps de finir mon master. Là, j’ai envie de me « poser » car j’ai beaucoup bougé ces dernières années, et je veux voir les projets initiés, grandir et aboutir dans le quartier !”

 

 




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