Rechercher

« J’ai réussi à trouver ma place et à montrer aux équipes éducatives notre complémentarité »

« J’ai réussi à trouver ma place et à montrer aux équipes éducatives notre complémentarité »

Dans le cadre de la 8ème Journée du refus de l’échec scolaire du 23 septembre 2015, sur « les alliances éducatives », le Lab’ interroge Simon Magnier, engagé à l’Afev à Caen en tant que “volontaire en résidence” (en Service civique) au sein d’un collège depuis plus d’un an, pour comprendre son rôle avec les élèves et son lien avec les équipes éducatives.

Où as-tu effectué ton engagement de volontaire en résidence ? Et pourquoi avoir choisi cet engagement ?

Le Volontariat en résidence faisait partie des missions que proposait l’AFEV Caen. Chacun des volontaires devait intervenir deux jours par semaine dans un établissement scolaire selon différentes problématiques définies entre l’AFEV et les chefs d’établissements.
DSCN2272 VER Marseille ©AfevJ’ai choisi d’intervenir à Falaise, commune à proximité de Caen, au collège Des Douits et au lycée professionnel Guibray.
Pendant 7 mois, j’ai mis en place des actions pour agir sur le climat scolaire mais aussi sur la question de la mobilité géographique et de l’orientation. En tout, je suis intervenu auprès d’une centaine de lycéens et un peu plus 500 collégiens à travers des ateliers alliant la pédagogie et le ludique.
Tout au long de l’année, j’ai pu mettre en place ces projets avec l’Education Nationale afin de proposer aux élèves, une approche éducative mêlant les techniques d’éducation populaire au savoir des professionnels de l’éducation (CPE, AED, enseignants, pôle MLDS, etc.).
Cette mission m’a tout de suite motivé parce que c’était l’occasion pour moi d’agir contre les inégalités sociales et éducatives directement auprès des jeunes et des professionnels ; tout en ayant la liberté d’apporter mes propres idées.

Quelle(s) mission(s) as-tu été amené à faire avec les élèves ?

Durant mon Volontariat en résidence, j’ai agi sur la difficulté des élèves à s’exprimer ainsi que sur leurs appréhensions à quitter Falaise. Pour cela j’ai par exemple mis en place un projet de témoignage de lycéens envers les collégiens pour qu’ils puissent acquérir de l’expérience à l’oral tout en apportant aux collégiens une vision concrète de la vie lycéenne.
Par ailleurs, j’ai organisé avec les collégiens une sortie sur la ville de Caen afin de leur permettre de dédramatiser leur soucis de mobilité. Après avoir construit, de manière ludique, l’itinéraire de la journée, nous avons visité un internat, un quartier dit populaire ainsi qu’un lycée professionnel. De cette façon j’ai pu déconstruire avec eux leurs inquiétudes à l’idée de s’éloigner de Falaise.

Quelles ont été tes relations avec l’équipe éducative tout au long de l’année ?

Travailler avec les équipes éducatives aura été pour moi une expérience enrichissante. J’ai parfois rencontré des difficultés face aux appréhensions de l’équipe éducative quant à mon statut de jeune sans aptitudes dans le domaine de l’éducation. Pour autant, j’ai réussi à trouver ma place et à montrer aux équipes éducatives la complémentarité de leurs qualifications professionnelles et de l’engagement de la jeunesse. J’ai donc pu apprendre de leurs compétences tout en apportant ma motivation et de mes propres expériences.

Propos recueillis par Magali de Exposito

Crédit photo Afev




Translate »